Crime à Ramatuelle (France 3)

Il a fallu attendre l’épisode 10 pour qu’Élisabeth Richard obtienne une promotion et devienne procureure. C’est la fin du plafond de verre ? 

Florence Pernel : Oui, mais cela ne change pas grand-chose au personnage. Le changement notoire, c’est que le capitaine de gendarmerie Caroline Martinez (interprétée par Lola Dewaere, ndlr) a aussi été promue, et que le capitaine Charles Jouanic (Guillaume Cramoisan) parti, nous formons désormais un duo de femmes. C’est un choix de France 3 de finir avec nous, puisque c’est le dernier épisode de la série. 

Vous savez pourquoi ? 

Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je pense qu’il y a une volonté de renouvellement de la part de la chaîne et, d’ailleurs, il y a des projets sur le feu… Mais j’ai adoré jouer Élisabeth Richard. 

L’épisode de ce soir se passe à Ramatuelle, près de Saint-Tropez. Cela aurait pu être très blingbling, mais ce n’est pas du tout le cas. Une volonté de rester proche du public ? 

Oui, c’est une marque de la série. Nous sommes dans les terres, et même si Ramatuelle est plus habituée au tourisme, on reste dans un esprit de village, comme quand nous tournions dans le Cantal ou l’Aveyron. J’ai aimé le côté un peu désertique de ces régions, qui donnent des paysages absolument magnifiques, et où nous avons reçu, à chaque fois, un accueil extrêmement chaleureux. 

Votre personnage dit, à un moment : « On peut faire beaucoup de choses par amour, le meilleur comme le pire. » C’est une réplique qui vous parle ? 

C’est vrai, on peut avoir les réactions les plus folles. Mais y a-t-il plus belle chose au monde que d’aimer et d’être aimé ? Je crois qu’aux dernières minutes de mon existence, si j’ai encore toute ma tête, c’est à cela que je penserai, et à mes enfants, parce que c’est ce que l’on fait de plus merveilleux dans la vie. 

Après Madame la procureure, Madame la proviseure ! Vous avez rempilé pour la saison 2 de L’École de la vie, bientôt sur France 2, dont la particularité est que seul le personnage principal a changé. Guillaume Labbé a laissé sa place à Julie de Bona… 

Je trouve que c’est une excellente idée de garder pour cadre fixe les mêmes professeurs, avec des intrigues qui évoluent, et j’étais contente de retrouver Julie. J’avais joué sa maman dans le téléfilm Service volé, et nous nous étions croisées dans Le Bazar de la Charité. J’adore et la femme, et l’actrice. Elle est solaire, et très agréable dans le travail. 

Comment se profile pour vous l’année 2023 ? 

Je serai au théâtre Édouard-VII, à Paris, du 12 janvier au 15 avril, dans Le Jour du kiwi. C’est une pièce rigolote et touchante avec Gérard et Arthur Jugnot, qui jouent d’ailleurs les rôles d’un père et de son fils, et je suis, moi, une psychanalyste. Cet été, je jouerai la sublime pièce Le Huitième Ciel, de Jean-Philippe Daguerre, au festival d’Avignon, avant de rejoindre le théâtre La Bruyère, en septembre. Et, entre tout cela, on trouvera le temps de tourner le projet de France 3, qui est en cours de rédaction… 

Crime à Ramatuelle : samedi 7 janvier à 21h10 sur France 3

INTERVIEW MARC TEYNIER 

Crime à Ramatuelle (France 3) – Florence Pernel : “C’est le dernier épisode de la série”